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les Vitamines
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Les vitamines sont des nutriments  non caloriques et essentiels au fonctionnement du métabolisme humain. Elles ne peuvent pas être synthétisées par le corps humain, mais doivent être apportées par l'alimentation quotidienne. Leur principale fonction est d'être des cofacteurs de réactions enzymatiques. Elles jouent également un rôle dans diverses fonctions du corps humain dont la régénération de la peau, la vue, le fonctionnement du système nerveux et immunitaire et la coagulation du sang.
Chaque vitamine est nécessaire dans des quantités différentes. De même, chaque personne à des besoins spécifiques en ces différentes vitamines. Les enfants, les personnes âgées, les personnes malades ainsi que les femmes enceintes ont des besoins quotidiens plus élevés pour certaines vitamines.

 Vitamine A :
Cette vitamine est présente dans tous les fruits et légumes. Elle est aussi présente en grande quantité dans le foie.
Sa carence est exceptionnelle dans les pays développés. Dans les pays sous-développés, elle est responsable de cécité définitive, ce qui en fait la première cause de cécité dans le monde. En outre, elle engendre des problèmes de sécheresse cutanée et des ulcérations de la cornée.
Dans les pays développés, (USA en particulier), sa surconsommation engendre une hypertension intracrânienne (maux de tête intenses), des douleurs osseuses, une peau sèche, irritée et une chute des cheveux.

Vitamine B1 :
La vitamine est contenue dans beaucoup d'aliments comme la viande de porc, le pain, ou le riz. Elle est absorbée dans l'organisme au niveau du duodénum (intestin grêle).
La carence est responsable :
- d'atteinte du système nerveux et de polynévrite (atteinte des nerfs périphériques à type de fourmillement ou de paralysie), coma et décès.
- d'atteinte cardiaque avec œdèmes et marasme (très grosse insuffisance cardiaque).
La carence en vitamine B1 est connue dans les pays asiatiques sous le non de béribéri. On la rencontre dans nos pays chez les alcooliques. On la rencontrait en réanimation car la mise sous perfusion de glucose engendrait de grosse consommation de vitamine B1 (la vitamine B1 intervient dans la transformation du glucose en énergie).
Il n'y a pas de surdosage en vitamine B1, l'excédent étant spontanément éliminé.

Vitamine B2 :
Cette vitamine est très répandue, on la trouve dans les protides (viandes, abats, œufs), dans la levure de bière, dans les végétaux.
L'organisme ne la stocke pas.
Sa carence se manifeste par des sécheresses des téguments (lèvres, peau, conjonctives, organes génitaux). En pratique, sa carence est toujours associée à la carence d'autres vitamines du groupe B. Les symptômes sont donc intriqués. Il s'agit surtout de malnutrition avec carences protidiques, mais la grossesse, la thyréotoxicose (excès de fonctionnement de la thyroïde), certains médicaments (chlorpromazine, imipramine, amitriptyline) peuvent en augmenter les besoins.
Il n'y a aucun effet de surdosage connu.
Cette vitamine réduit l'activité de certains antibiotiques .

Vitamine B3 :
On trouve cette vitamine dans les fèves et fruits, la levure de bière, les germes de blé, le foie, le poisson. L'organisme peut la fabriquer à partir du tryptophane, mais de façon insuffisante.
Sa carence est avant tout liée à la malnutrition. Elle peut être favorisée par l'alcoolisme, la cirrhose, les syndromes de malabsorption, le diabète, l'hémodialyse, certains cancers, certains antibiotiques antituberculeux.
Ses symptômes en sont la pellagre qui se caractérise par une inflammation de la peau, avec pigmentation, sensible à l'exposition solaire. Cette inflammation touche aussi les intestins, et se présente sous forme de diarrhée.
D'autres symptômes neurologiques sont plus contestables, car probablement liés à la carence associée d'autres vitamines.
Le surdosage engendre des diarrhées, des rougeurs, une élévation de la glycémie, des hépatites.

vitamine B4 :
Ce sont des produits qui portent le qualificatif de vitamine, mais leur nature vitaminique n'est pas prouvée et leur carence discutée et peu expressive, donc sans grand intérêt.

Vitamine B5 :
Cette vitamine est présente dans tous les aliments, « pathos » signifiant « partout » en grec. La carence ou l'hypovitaminose B5 est inconnue.
La vitamine B5 intervient dans la formation du coenzyme A qui sert à la transformation des sucres et des graisses, mais aussi à la synthèse des hormones corticaux-surrénaliennes.
Il n'y a pas de surdosage connu.

Vitamine B6 :
On la trouve principalement dans la levure de bière et les germes de céréales, la viande, les abats, le poisson, les produits laitiers, le jaune d'œuf, les légumes verts et les fruits.
Sa carence est rarement d'origine alimentaire. Elle est plus souvent due à des médicaments (INH, hydralazine ; D pénicillamine).
Le besoin en vitamine B6 est accru par la grossesse, les œstraux-progestatifs et les régimes riches en protides, l'alcool.
A noter que cette vitamine réduit l'effet de certains médicaments antiparkinsoniens.
La symptomatologie carentielle se traduit par une dermite séborrhéique (peau grasse, irritée), une inflammation de la langue. On trouve aussi de la dépression, de la fatigue, des convulsions, des anémies.
Le surdosage engendre des troubles sensitifs pouvant perdurer plusieurs mois.

Vitamine B8 :
Cette vitamine est très répandue dans l’alimentation. On la trouve dans les abats, les fèves, les céréales.
La carence : Elle ne peut être que favorisée par des régimes extrêmes ou par la consommation exclusive d'œufs crus qui en inhibent l'absorption intestinale.
L'hypovitaminose comme l'hypervitaminose ne sont donc pas connues.

Vitamine Bc :
Elle est présente en grande quantité dans les feuilles de certains végétaux (épinards) d'où le nom de « folique ». Elle est aussi présente dans le foie et les viandes.
La carence alimentaire n'existe que quant les besoins sont accrus (grossesse, anticonvulsivants, oestroprogestatifs, certains antibiotiques). Les symptômes sont : une anémie, une diminution de la résistance aux infections, des troubles du comportement et des atteintes des nerfs périphériques (fourmillement et perte de force). Dans la grossesse, cela peut engendrer des malformations graves.
L'alcool, le méthotrexate, les anticonvulsivants engendre également des carences en foulâtes en interférant sur leur métabolisme.
Il n'existe pas de surdosage.

Vitamine B12 :
Cette vitamine est présente en abondance dans les viandes et les laitages. Sa carence alimentaire est donc très rare. Cette carence est due le plus souvent à des problèmes d'absorption de la vitamine au niveau intestinal. On voit cela dans les inflammations ou ablations partielles de l'estomac ou de l'intestin grêle (gastrite, gastrectomie, maladie céliaque, anse borgne, maladie de Cohn) et dans la maladie de Biermer qui est l'absence au niveau de l'estomac d'un facteur transportant la vitamine.
La carence se traduit par une anémie à gros globules rouges, par des signes neurologiques diffus à type d'atteinte des nerfs périphériques et du cerveau (paralysies, fourmillements, dépression, délires). Chez l'enfant, il existe un retard de croissance et psychomoteur.
Il n'existe pas de surdosage en vitamine B12.

Vitamine C :
La vitamine C est présente dans les fruits et légumes, particulièrement les agrumes, et dans les abats et le lait maternel.
La carence engendre le scorbut. Elle est exceptionnelle mais peut toucher des personnes ne se nourrissant que de conserves et de produits cuits.
Les symptômes de carence sont une asthénie, des douleurs diffuses, des hématomes et saignements pouvant aller jusqu'au décès.
Actuellement des études sont en cours pour évaluer son potentiel anti-infectieux et anticancéreux mais à la date d'aujourd'hui aucune n'a mis en évidence d'effet.
Il n'existe pas de surdosage en vitamine C sinon un possible retard d'endormissement et des coliques.

Vitamine D :
La vitamine D est apportée par l'alimentation. Elle est présente dans le jaune d'œuf, le beurre, le foie et plus particulièrement le foie de poisson. Elle peut aussi être synthétisée au niveau de la peau par l'action des ultra-violets sur une molécule : le 7-déshydrocholestérol.
Cette vitamine sert à la fixation du calcium sur les os. Sa carence engendre le rachitisme chez l'enfant et l'ostéomalacie chez l'adulte, c'est à dire des déformations osseuses, des retards de croissance et des fractures spontanées.
Le lait maternel et animal contient très peu de vitamine D. Il faut donc pour le nourrisson, compenser en apportant de la vitamine D ou en favorisant l'exposition de la peau au soleil. Les enfants à peau pigmentée ont plus de problème de rachitisme car ce pigment fait écran au passage des rayons ultra-violets et donc à la transformation du 7-déshydrocholestérol en vitamine D.
Chez l'adulte, la carence peut survenir suite à des diarrhées chroniques par stéatorrhées (élimination de graisses dans les selles). Ces stéatorrhées sont liées à des maladies du foie ou du pancréas, leurs enzymes digestives servant à digérer les graisses. Lors d'insuffisance rénale sévère, on assiste aussi à des ostéomalacies car le rein intervient dans la transformation de la vitamine D en forme active. Enfin certains médicaments antiépileptiques (phénobarbital, diphényle-hydantoïne) interfèrent avec le métabolisme de la vitamine D dans le foie, en la transformant en forme inactive.
Il est habituel chez les sujets à risque, d'apporter des suppléments de forme adaptée de vitamine D pour éviter le rachitisme et l'ostéomalacie.
L'hypervitaminose D ou excès d'apport engendre un excès de calcium dans l'organisme. Cette hypercalcémie peut engendrer un arrêt cardiaque, des convulsions, de l'agitation, des nausées, une déshydratation par pertes urinaires d'eau (polyurie), de la fatigue intense. A moyen terme, on voit du fait de dépôts de calcium, des lésions rénales et des vaisseaux.
Le traitement de l'hypercalcémie est un traitement d'extrême urgence.

Vitamine E :
La vitamine E est présente des graisses car elle est liposoluble. On la trouve dans l'huile de germes de céréales, les légumes verts à feuille, les huiles végétales, la margarine, le beurre, le foie, le poisson, la viande, le jaune d'œuf et les produits laitiers.
Elle est un agent conservateur fréquemment utilisé.
La carence en vitamine E est rare. Elle peut provoquer une anémie, des troubles nerveux et des maladies de la rétine chez l'enfant.
La vitamine E étant un antioxydant et intervenant dans l'immunité et la fertilité, elle est utilisée comme agent antivieillissement, anti-infectieux et comme stimulant de la fécondité. Il n'y a pas actuellement de base solide pour en affirmer l'intérêt.
Hormis chez le nouveau-né, il semble qu'il n'y ait pas de risque d'hypervitaminose E.

Vitamine K :
Cette vitamine est apportée par l'alimentation sous la forme d'un précurseur, la vitamine K1 qui est transformée en vitamine K2 par les bactéries contenues dans l'intestin, absorbée par le tube digestif et stockée dans le foie.
Cette vitamine sert à fabriquer des facteurs de coagulation pour le sang. Ces facteurs sont synthétisés dans le foie. La carence en vitamine K donne des hémorragies, des hématomes. A noter que cet effet, médicalement contrôlé, est recherché pour lutter contre le risque d'excès de coagulation (les embolies ou les phlébites par exemple)
La carence en vitamine K existe chez le nouveau-né, qui n'a pas de stock hépatique et reçoit à la naissance, pour compenser, un dose intramusculaire de vitamine K1.
Chez l'adulte, la carence alimentaire n'existe pas. Elle peut être la conséquence d'une destruction des bactéries intestinales (traitements antibiotiques) ou d'une mauvaise absorption des graisses (certaines maladies du foie ou du pancréas) car la vitamine K est liposoluble : elle pénètre dans l'organisme avec les graisses.


Auteur coujinti


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